mercredi 14 septembre 2016

La prise de notes

Conseils de méthode

 

 

* prendre des notes peut servir à deux objectifs :

1. Retranscrire un discours oral ou écrit :


On note intégralement ce qui est dit ou écrit. Mais il faut alors trouver des moyens pour écrire aussi vite que celui qui parle ou aussi vite que l’on lit un texte. Cela peut être utile en cours pour les synthèses, les introductions et conclusions des cours ou des corrigés d’exercices (dissertations et explications de texte…).

2. Reformuler un discours oral ou écrit : on note l’ESSENTIEL.


Toute la difficulté ici est de juger de ce qui est essentiel ou secondaire dans ce qui est dit ou écrit. Vous écrivez donc en réfléchissant à ce qui est dit et à ce qui est important dans ce qui est dit.

* cela peut d'autant mieux se faire que vous connaissez au moins le thème du cours à l'avance, que vous avez préparé votre cours : vous arrivez donc en cours avec une question que vous vous posez sur le cours qui va avoir lieu.

Vous êtes vigilants en cours, attentifs au questionnement, aux thèses défendues : vous attendez ou mieux, vous demandez, des réponses aux questions que vous vous posez. Elles sont toutes légitimes si vous les pensez vraiment. Les progrès dans votre discipline sont à ce prix.




 

 

Quelques outils


1. Nominalisation : remplacer les verbes par des noms (réparer = réparation)

2. noter le nom générique (gendarme = force publique / peinture = art / justice = politique, monnaie = échanges…)

3. Abréviations (abr.), signes (= + ), ellipses (le verbe « être » peut très souvent être sous-entendu) 
Exemple d’ellipse : « les hommes sont doués de raison » =
« Hommes doués de raison »

4. Reformulation et omission de mots

             Omission de lettres dans un mot

- Suppression de OU.

Nous : ns / vous : vs / pour : pr / vouloir: vloir / pouvoir : pvoir / souligner : sligner / tout : tt / jour : jr / toujours : tjrs. 


- Suppression des sons nasalisés : ON - AN - EN.

Avant : avt / dont : dt / donc : dc / comme : co / comment : co / sans : ss / sont : st / font : ft / temps : tps / long : lg / longtemps : lgtps . 
Henriette Browne, A girl writing ; the pet goldfinch, 1874


-Omission de toutes les

voyelles (et parfois de quelques

consonnes) d’un mot :


Même : m / développement : dvlpt / problème : pb / rendez-vous : r.d.v. / gouvernement : gvt / mouvement : mvt / nombreux : nbx / nouveau : nv / parce que :   pcq / parfois : pfs / quelqu’un : qqn / quelque : qq / quelque chose :  qqch.


-Utilisation de quelques

symboles :

"Et" : & / "un, une" : 1 / "paragraphe" : § / " travail" : W / "mort" : † / "plus" : + / "moins" : - / "venir de, avoir pour origine, pour cause" : < / "avoir pour conséquence, entraîner" :  > / être : = / "Dieu" : le delta grec / "homme, femme" : les symboles utilisés en biologie  / "aucun, rien, absent, ne pas" : ø (ensemble vide) / Le double slash (//) pour  "parallèlement à, par rapport à"...


5. Remplacer des mots par des signes  rapides à réaliser (écriture) et sans équivoque (relecture).

Exemple très utilisé : Pour "-tion" : t°. 




 

Conclusion



Constituez-vous une fiche personnelle d'abréviations 

 Compléter votre liste régulièrement (quelques-unes chaque 

jour) à l'aide des ressources ci-dessous;

Elle peut même varier selon vos disciplines et les langues que vous pratiquez. Utilisez les dictionnaires de la langue française si besoin, des fiches déjà faites mais que vous adaptez et que vous utilisez surtout, sans changer d’abréviations : vous gardez celles qui vous parlent le plus et n’en changez pas.

C'est l'usage qui va vous guider ici.
Résultat d’images pour liste d'abréviations prise de notes humour
Source




Ressources en ligne

 

 

  1. Un exemple de travail au collège 




      EXERCICES ELEMENTAIRES


    TRANSCRIRE un texte ou un discours




    A. Pour les débutants : 

     Sur une feuille que vous garderez à portée de main tout le

     temps :

     Noter 5 abréviations, 5 signes, une nominalisation, 
    un nom générique

    - Compléter votre liste à l'aide des ressources ci-dessus

    B. Prendre en note la première puis la deuxième phrase du texte 

    de Malebranche (transcrire)
    "Tout le monde se pique de raison, et tout le monde y renonce : cela paraît se contredire, mais rien n'est plus vrai. Tout le monde se pique de raison, parce que tout homme porte écrit dans le fond de son être que d'avoir part à la raison, c'est un droit essentiel à notre nature. "
      
    Par exemple, en classe au début de l'année : Temps de lecture : 6’’ par phrase / Temps de prise de note : 42’’ par phrase 

    Avec la pratique le rapport de 1 à 7 se réduira considérablement.



    Exemple de prise de note :


    "Tt mde se pik de Rsn, et tt mde y rence : cela paraît se c/dire, ms Ø + vrai. 

    Tt mde se pik de Rsn, pcq tt hō prte écrit ds fd son ê q avr part à Rsn = drt essel nô nat."




    C. A faire une fois par jour : vous lisez une phrase en chronométrant le temps que vous mettez à lire puis vous prenez en note cette même phrase en chronométrant le temps que vous mettez à écrire.


    Vous mesurez le rapport entre les deux, et continuer cet exercice 

    jusqu'à ce que vous preniez en note 

       soit aussi vite que vous le lisez pour un texte écrit

      soit  aussi vite que celui qui parle pour un discours que vous suivez



    D. Retranscrivez le discours enregistré sur la vidéo suivante : 

    Vous pouvez télécharger librement la vidéo ou l'enregistrement audio et travailler par tranche de 5'. Le but étant de prendre en note en suivant la totalité de la conférence.


    Sur le site Savoir-ENS, la conférence de Roger Pouivet intitulée "le droit de (ne pas) croire"

    ou 

    sur le site Eduscol, la conférence de , Pierre Guenancia, professeur d'histoire de la philosophie moderne à l'université de Bourgogne :  Liberté et découverte de soi .


    Vous pouvez proposer ici une prise de note (en commentaire) et je la corrigerai.



     

    Reformuler l'essentiel d'un texte ou d'un 

    discours (oral, écrit)




    A. Organisation de votre feuille de notes

    Vous pouvez réserver une colonne sur 1/4 de la page aux questions ou remarques personnelles qui vous viendront à l'esprit en prenant des notes. Cela vous permettra de vous orienter dans la réflexion et d'orienter votre écoute du cours.


    DATE, N° DE PAGE DE NOTES
    TITRE DU COURS – SUJET

    TRAVAIL PERSONNEL

    Repères
    Notions
    Remarques personnelles
    Questions
    Travail de recherche à faire (définitions, références, lectures...)




    NOTES DE COURS
    (transcription et/ou reformulation)
    RÉSUMÉ DU COURS
    A faire après le cours
    (pour constituer vos fiches de révision)







    B. EXERCICE à réaliser en binômes sur deux cours successifs :

      
    Le premier cours :

    Votre camarade, d'un côté, prend l'intégralité du cours en notes et vous, de l'autre, seulement ce que vous comprenez et ce que vous jugez important. A la fin du cours vous échangerez vos notes et vous vous demanderez si vous auriez eu besoin de prendre en notes d'autres éléments que ceux que vous avez retenus, sans lesquels le cours est incompréhensible ou moins compréhensible, pour faire simple. De même, votre camarade lira vos notes et se demandera s'il était bien utile de prendre en notes tout ce qui a été dit. Vous discuterez également entre vous pour savoir, au fond, ce qui était important à noter. 
    Tout cela vous oblige au moins à être actifs et à réfléchir à ce que vous écrivez.

    Le deuxième cours : vous inversez les rôles et faites le même travail de bilan à la fin du cours.


    Après le cours :

    Si votre professeur met son cours à disposition, vous le relirez ensuite en comparant avec vos notes, pour chercher quelle était la thèse défendue, les connaissances utilisées, les problèmes traités.


    mardi 6 septembre 2016

    EMC : la laïcité

    Enseignement Moral et Civique : La laïcité
    (Classes de Terminales)

    Préparation à un débat sur la question : « suis-je libre d'être laïc ? »


    1/Relever les définitions des notions suivantes dans un dictionnaire de français et de philosophie


    au CDI et en S. 226 : Le Robert, la pratique de la philosophie de A à Z, le Bled de philosophie :


     LA RÉPUBLIQUE
    LA POLITIQUE
    LE DROIT
    LE CULTE
    LA CONSCIENCE
    LA LOI
    L’ÉTAT
    LA LIBERTÉ
    LA RELIGION



    2/ Expliquer chaque article de loi ci-dessous : Résumer chaque paragraphe en une phrase.



    3/ Analyser ces textes : Justifier la thèse de chaque paragraphe (pourquoi est-il écrit? Pour quelles raisons ? dans quel but ?) et dites ce que vous en pensez.


    Exercice relevé et noté par groupe à la fin du cycle de 3 séances.

     

    Comment définir et caractériser la notion de laïcité ?

    Comment définir et caractériser la notion de laïcité ?
    Il s’agit bien d’une valeur fondatrice et d’un principe essentiel de la République en France mais elle s’incarne dans de nombreuses obligations juridiques qui sont dispersées dans de nombreux textes.
    Trois grands «piliers» de la laïcité peuvent néanmoins être mis en avant.
    Ils sont ici rappelés en reprenant leur présentation dans le rapport de la Commission présidée par Bernard Stasi et le rapport 2004 du Conseil d’Etat.

     

    La neutralité de l’Etat

    « La neutralité de l’Etat est la première condition de la laïcité. La France ainsi ne connaît pas de statut de culte reconnu ou non reconnu. Pour l’essentiel la neutralité de l’Etat a deux implications.
    D’une part, neutralité et égalité vont de pair. Consacrée à l’article 2 de la Constitution, la laïcité impose ainsi à la République d’assurer «l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion». Les usagers doivent être traités de la même façon quelles que puissent être leurs croyances religieuses.
    D’autre part, il faut que l’administration, soumise au pouvoir politique, donne non seulement toutes les garanties de la neutralité mais en présente aussi les apparences pour que l’usager ne puisse douter de sa neutralité. C’est ce que le Conseil d’Etat a appelé le devoir de stricte neutralité qui s’impose à tout agent collaborant à un service public (Conseil d’Etat 3 mai 1950 Demoiselle Jamet et l’avis contentieux du 3 mai 2000 Melle Marteaux). Autant, en dehors du service, l’agent public est libre de manifester ses opinions et croyances sous réserve que ces manifestations n’aient pas de répercussion sur le service (Conseil d’Etat 28 avril 1958 Demoiselle Weiss), autant, dans le cadre du service, le devoir de neutralité le plus strict s’applique. Toute manifestation de convictions religieuses dans le cadre du service est interdite et le port de signe religieux l’est aussi, même lorsque les agents ne sont pas en contact avec le public. Même pour l’accès à des emplois publics, l’administration peut prendre en compte le comportement d’un candidat à l’accès au service public, s’il est tel qu’il révèle l’inaptitude à l’exercice des fonctions auxquelles il postule dans le plein respect des principes républicains».

     

    La liberté de conscience

    Les édifices religieux construits depuis la loi de 1905 constituent des biens privés. La cathédrale d’Evry (91).
    Photo : Danièle Taulin-Hommell. Architecte : Mario Botta © La Documentation française
    « Le second pilier juridique de la laïcité est évidemment la liberté de conscience avec notamment sa déclinaison en liberté de culte. Sur le plan juridique, la laïcité n’a pas été l’instrument d’une restriction des choix spirituels au détriment des religions, mais bien l’affirmation de la liberté de conscience religieuse et philosophique de tous. Il s’agit de concilier les principes de la séparation des Eglises et de l’Etat avec la protection de la liberté d’opinion, « même religieuse », de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Pour l’essentiel le corpus juridique et surtout la jurisprudence administrative ont cherché à garantir l’exercice effectif du culte dès lors qu’il ne trouble pas l’ordre public (cf. notamment les conclusions du commissaire du gouvernement Corneille sous l’arrêt Conseil d’Etat du 10 août 1907 Baldy).
    C’est d’abord le libre exercice du culte qui est protégé et garanti effectivement. Depuis la loi de 1905, les biens mobiliers et immobiliers ont été restitués à l’Etat. Il en assume donc la prise en charge financière, ce qui n’est pas négligeable s’agissant d’édifices cultuels souvent assez coûteux à entretenir.
    En revanche, les édifices construits depuis la loi de séparation constituent des biens privés construits et entretenus par les fidèles, avec les difficultés que cela peut représenter en termes de financement. Les collectivités locales ont toutefois la possibilité d’accorder des garanties d’emprunt et des baux emphytéotiques pour le financement de la construction d’édifices cultuels ».

     

    Le pluralisme

    « Si l’État ne reconnaît aucune religion, il ne doit en méconnaître aucune, et il reconnaît le fait religieux. Avec la loi de 1905, le principe est désormais celui de l’absence de distinction entre les anciens cultes reconnus et les autres.
    L’État, garant de la liberté religieuse, doit à ce titre protéger les cultes minoritaires contre les discriminations.
    Parmi les acquis de la laïcité, figurent l’affirmation que toutes les religions ont droit à l’expression et, contrepartie de la précédente, celle qu’il ne doit pas y avoir, par une ou plusieurs d’entre elles, accaparement de l’État ou négation des principes fondamentaux sur lesquels il repose.
    Pour Jean Carbonnier, «Notre droit public des cultes, dans la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État, ne distingue pas entre les religions suivant leur importance, leur ancienneté, leur contenu de dogmes ou d’observances. Pas davantage notre droit privé du fait religieux n’a à distinguer entre elles: il doit enregistrer la présence d’une religion dès qu’il constate qu’à l’élément subjectif qu’est la foi se réunit l’élément objectif d’une communauté, si petite soit-elle. Formuler des distin-guos reviendrait à instaurer parmi nous –quoique avec d’autres conséquences – la hiérarchie du XIXe siècle entre cultes reconnus et non reconnus… Cette égalité d ’honneurs,toutefois, doit avoir sa contrepartie dans une égale soumission au droit commun ».

     

     

    Textes à valeur constitutionnelle



    Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789, intégrée au préambule de la Constitution du 4 octobre 1958
    Buste de Marianne dans la salle de la mairie de Rully.
    © Janine Niepce
    « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi » (art. 10).


    Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, repris par le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958 :
    « (…) Le peuple français (…) réaffirme solennellement les droits et les libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps les principes politiques, économiques et sociaux ci-après : La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme. (…)
    Nul ne peut-être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances. (…) La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État. »


    Constitution du 4 octobre 1958 :
    « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. » (art. 2).

     

     

    Textes législatifs


    Loi du 15 mars 1850 sur les établissements (scolaires) du primaire et du secondaire (loi Falloux) :
    « Les établissements libres peuvent obtenir des communes, des départements ou de l’État, un local et une subvention, sans que cette subvention puisse excéder un dixième des dépenses annuelles de l’établissement. Les conseils académiques sont appelés à donner leur avis préalable sur l’opportunité de ces subventions. » (art. 69).


    Loi du 12 juillet 1875 (loi Laboulaye) :
    « L’enseignement supérieur est libre. » (art. 1er)

    Loi du 28 mars 1882 sur l’instruction publique obligatoire (loi Jules Ferry):
    « Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants l’instruction religieuse en dehors des édifices scolaires. » (art. 2).


    Loi du 30 octobre 1886 sur l’organisation de l’enseignement primaire (loi Goblet) :
    « Les établissements d’enseignement primaire de tout ordre peuvent être publics, c’est-à-dire fondés par l’État, les départements ou les communes ; ou privés, c’est-à-dire fondés et entretenus par des particuliers ou des associations. » (art. 2). « Dans les écoles publiques de tout ordre, l’enseignement est exclusivement confié à un personnel laïque. » (art. 17).


    Loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l’État :
    « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes, sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » (art. 1er).
    « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucune culte (…) [sauf pour] les dépenses relatives à des exercices d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons (…) » (art 2).
    « Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures du culte sont réglées en conformité de l’article 97 du Code de l’administration communale. Les sonneries de cloches seront réglées par arrêté municipal, et en cas de désaccord entre le maire et l’association cultuelle, par arrêté préfectoral » (art. 27).
    « Il est interdit (…) d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices du culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. (…) » (art. 28).


    Loi du 2 janvier 1907 concernant l’exercice public des cultes :
    « À défaut d’associations cultuelles, les édifices affectés à l’exercice du culte, ainsi que les meubles les garnissant (…) pourront être laissés à la disposition des fidèles et des ministres du culte pour la pratique de leur religion » (art. 5).


    Loi du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l’État et les établissements d’enseignement privés (loi Debré) :
    « Suivant les principes définis dans la Constitution, l’État assure aux enfants et adolescents dans les établissements publics d’enseignement la possibilité de recevoir un enseignement conforme à leurs aptitudes dans un égal respect de toutes les croyances.
    L’État proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts. Il prend toutes dispositions utiles pour assurer aux élèves de l’enseignement public la liberté des cultes et de l’instruction religieuse.
    Dans les établissements privés (…) [sous contrats] (…), l’enseignement placé sous le régime du contrat est soumis au contrôle de l’État. L’établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement dans le respect total de la liberté de conscience. Tous les enfants, sans distinction d’origine, d’opinions ou de croyances, y ont accès. » (art. 1er).


    Loi du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur, dite loi Savary :
    « Le service public de l’enseignement supérieur est laïc et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique ».


    Loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics :
    « Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.
    Le règlement intérieur rappelle que la mise en œuvre d’une procédure disciplinaire est précédée d’un dialogue avec l’élève. »

     

    Circulaires et autres textes


    1936-1937 : circulaires Jean Zay
    Elles interdisent toute forme de propagande, politique ou confessionnelle, à l’école, et tout prosélytisme.


    1989 : avis du Conseil d’État (réitéré en 1992)
    Cet avis rappelle la neutralité de l’enseignement et des enseignants. Le port de signes religieux à l’école n’est ni autorisé, ni interdit : il est toléré, dans la limite du prosélytisme et à condition de ne pas s’accompagner du refus de suivre certains cours ou de la mise en cause de certaines parties du programme scolaire.


    1994 : circulaire Bayrou
    La circulaire ministérielle de François Bayrou recommande l’interdiction à l’école de tous les « signes ostentatoires, qui constituent en eux-mêmes des éléments de prosélytisme ou de discrimination ».


    2004 : circulaire Fillon
    Circulaire ministérielle de François Fillon (18 mai 2004) relative à la mise en œuvre de la loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics


    Source : « Etat, laïcité, religions », Regards sur l’actualité n° 298, 2004.

    lundi 5 septembre 2016

    Le Cours de Philosophie au Lycée : 2016-2017


    Avant de s'aventurer dans les limbes d'un monde que vous ignorez encore, posons quelques règles très pragmatiques pour que les cours vous profitent pleinement

    Quel Matériel vous faut-il?


    1. 1 cahier ou 1 classeur comprenant 3 parties - mais pas un trieur où tout se perd! -
    a. Cours
    b. Exercices et Corrigés
    c. Devoirs (DM, DS) et Corrigés

    2. 1 répertoire petit format pour noter les définitions des Notions et Repères du programme, mais aussi pour y relever des éléments sur les Auteurs au programme - courte biographie et bibliographie. Vous devrez l'utiliser tout au long de l'année comme un aide mémoire (il y aura des interrogations régulièrement).


    De quels outils disposez-vous pour travailler?


    Vous suivez évidemment les cours, vous travaillez avec le Manuel, avec les ressources du CDI, de la Médiathèque de Dole - très bonne salle de lecture : dictionnaires et œuvres du corpus latin et grec en libre accès.

    Ce blog est pensé pour vous, je l'utiliserai régulièrement en cours. Il vous aidera à préparer et à prolonger les cours. C'est en fait un Manuel numérique de philosophie que je vous propose.

    Utilisez pour commencer les libellés "la philosophie au lycée" puis "méthode pour le baccalauréat" (à droite de chaque page du blog).

    Les cours seront en ligne sur ce blog et des exercices vous y seront régulièrement proposés.

    Vous allez apprendre à lire et à écrire de la philosophie tout en vous préparant aux épreuves du baccalauréat.

    Les copies sont manuscrites le jour de l'épreuve, il faut donc s'entraîner à cela aussi. Pour les devoirs à la maison (3 par trimestre au moins), les copies dactylographiées ne seront pas acceptées, sauf raisons exceptionnelles (impossibilité médicale...)


    Je vous invite à vous inscrire au Flux RSS du blog afin d'être tenus informés des derniers articles que je publierai, pour préparer vos DM, travailler vos cours...

    Si vous avez des questions écrivez un commentaire, sur la page concernée ou une autre, je vous répondrai.

    Bonne rentrée à tous!




    BIBLIOGRAPHIE PHILOSOPHIQUE

     

    1. Quelques œuvres majeures 

     

    ARISTOTE
    Ethique à Nicomaque, Politique, Seconds Analytiques, Métaphysique, A

    PLATON
    Apologie de Socrate, la République, Gorgias, Protagoras, Phédon

    DESCARTES
    Discours de la méthode, Méditations Métaphysiques, Traité des passions de l'âme, Correspondance avec la Princesse Elisabeth, Règles pour la direction de l'esprit

    KANT
    Deuxième préface de la Critique de la raison pure
    et 2ème préface de la Critique de la faculté de juger
    Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique
    Fondements de la Métaphysique des Moeurs

    1. Pour la méthode de la dissertation, de l'explication de texte et du commentaire de texte :  Méthodologie philosophique, Wunenburger, PUF ; La dissertation et le commentaire de texte philosophiques, Terminales L-ES-S, J. Russ, Armand Colin
    2. Manuels : les chemins de la pensée, Jacqueline Russ, Bordas, Le Manuel de Philosophie, éd. Ellipses, 3è édition, 2013.
    3. Histoire de la philosophie - Gradus philosophique : Garnier Flammarion
    4. Notions philosophiques : La philosophie, Alain Renaut, éd. Odile Jacob (avec CD-Rom)
    5. Dictionnaires philosophiques et ouvrages utiles, consultables en bibliothèque : Dictionnaire philosophique, Lalande, éd. PUF & le vocabulaire des philosophes, Ellipses : un livre par auteur (définitions des notions au sein d'une philosophie déterminée), bonne approche pour s'orienter dans une pensée.
    6. Dictionnaires dont l'achat peut être utile (coût modéré) : Bled de philosophie, éd. Hachette ou La pratique de la philosophie de A à Z, éd. Hatier
    7. Oeuvres d'introduction à la philosophie : Merleau-Ponty, Eloge de la philosophie ; Adorno, L'actualité de la philosophie ; Alain, Idées ; Comment je suis devenu philosophe, Editions le Cavalier bleu.
    8. Sur l'argumentation : REBOUL, O., Introduction à la rhétorique, P.U.F., 2009




    PROGRAMME DE PHILOSOPHIE


    Terminales S
    Notions
    LE SUJET  
    LA CONSCIENCE L'INCONSCIENT LE DESIR

    LA CULTURE 
    L'ART LE TRAVAIL ET LA TECHNIQUE LA RELIGION

    LA RAISON ET LE REEL
    LA DEMONSTRATION LE VIVANT LA MATIERE ET L'ESPRIT LA VERITE

    LA POLITIQUE
    LA SOCIETE ET L'ETAT LA JUSTICE ET LE DROIT

    LA MORALE
    LA LIBERTE LE DEVOIR LE BONHEUR



    Terminales ES
    Notions
    LE SUJET  
    LA CONSCIENCE L'INCONSCIENT LE DESIR AUTRUI

    LA CULTURE 
    L'ART LE TRAVAIL ET LA TECHNIQUE
    LA RELIGION LE LANGAGE L'HISTOIRE

    LA RAISON ET LE REEL
    LA DEMONSTRATION LA MATIERE ET L'ESPRIT LA VERITE L'INTERPRETATION

    LA POLITIQUE
    LA SOCIETE ET LES ECHANGES LA JUSTICE ET LE DROIT L'ETAT

    LA MORALE
    LA LIBERTE LE DEVOIR LE BONHEUR

    TERMINALE L
    Notions

    LE SUJET 
    LA CONSCIENCE LA PERCEPTION L'INCONSCIENT LE DESIR AUTRUI L'EXISTENCE ET LE TEMPS

    LA CULTURE
    L'ART LE TRAVAIL ET LA TECHNIQUE
    LA RELIGION LE LANGAGE L'HISTOIRE

    LA RAISON ET LE REEL
    LA DEMONSTRATION LA MATIERE ET L'ESPRIT LA VERITE L'INTERPRETATION THEORIE ET EXPERIENCE LE VIVANT

    LA POLITIQUE
    LA SOCIETE ET LES ECHANGES LA JUSTICE ET LE DROIT L'ETAT

    LA MORALE
    LA LIBERTE LE DEVOIR LE BONHEUR

    Terminales techniques et technologiques
    Notions
    LA CULTURE L'ART ET LA TECHNIQUE
    LES ECHANGES
    LA VERITE LA RAISON ET LA CROYANCE
    L'EXPERIENCE
    LA LIBERTE LA JUSTICE ET LE DROIT
    LE BONHEUR
    Toutes séries confondues
    
    Repères

    absolu / relatif – abstrait / concret – En acte / en puissance – Analyse / synthèse – Cause / fin – Contingent / nécessaire / possible – croire / savoir – Essentiel / accidentel – Expliquer / comprendre – En fait / en droit – Formel / matériel – Genre / espèce / individu – Idéal /réel – Identité /égalité / différence – Intuitif / discursif – Légal / légitime – Médiat / immédiat – Objectif / subjectif – Obligation – contrainte – Origine / fondement – Persuader / convaincre – Ressemblance / analogie – Principe / conséquence – En théorie / en pratique – transcendant / immanent – Universel / général / particulier / singulier

    Auteurs

    PLATON, ARISTOTE, EPICURE, LUCRECE, SENEQUE, CICERON, EPICTETE, MARC AURELE, SEXTUS EMPIRICUS, PLOTIN, AUGUSTIN, AVERROES, ANSELME, THOMAS D'AQUIN, GUILLAUME D'OCKHAM.

    MACHIAVEL, MONTAIGNE, BACON, HOBBES, DESCARTES, PASCAL, SPINOZA, LOCKE, MALEBRANCHE, LEIBNIZ, VICO, BERKELEY, CONDILLAC, MONTESQUIEU, HUME, ROUSSEAU, DIDEROT, KANT.

    HEGEL, SCHOPENHAUER, TOCQUEVILLE, COMTE, COURNOT, MILL, KIERKEGAARD, MARX, NIETZSCHE, FREUD, DURKHEIM, HUSSERL, BERGSON, ALAIN, RUSSELL, BACHELARD, HEIDEGGER, WITTGENSTEIN, POPPER, SARTRE, ARENDT, MERLEAU-PONTY, LEVINAS, FOUCAULT.










    samedi 4 juin 2016

    Préparation de la Conférence d'Aurélien Barrau avec les élèves du Lycée Duhamel - Bilan

                ὑπάρχειν δέ φησι τῷ µὲν σχήµατι τὴν γῆν κυλινδροειδῆ, ἔχειν δὲ τοσοῦτον βάθος ὅσον ἂν εἴη τρίτον πρὸς τὸ πλάτος. φησὶ δὲ τὸ ἐκ τοῦ ἀιδίου γόνιµον θερµοῦ τε καὶ ψυχροῦ κατὰ τὴν γένεσιν τοῦδε τοῦ κόσµου ἀποκριθῆναι καί τινα ἐκ τούτου φλογός σφαῖραν περιφυῆναι τῷ περὶ τὴν γῆν ἀέρι ὡς τῷ δένδρῳ φλοιόν· ἧστινος ἀπορραγείσης καὶ εἴς τινας ἀποκλεισθείσης κύκλους ὑποστῆναι τὸν ἥλιον καὶ τὴν σελήνην καὶ τοὺς ἀστέρας. 
    
    Le monde d'Anaximandre

                [Anaximandre] dit que la Terre est de forme cylindrique, et que sa profondeur est égale au tiers de sa largeur. Il dit qu'à l'origine de ce monde une chose capable de produire le chaud et le froid fut séparée de l'éternel. Il s'en forma une sphère de flamme qui se développa autour de l'air qui encercle la Terre, comme l’écorce croît autour d'un arbre. Quand elle eut été déchirée et enfermée en de certains anneaux, le soleil, la lune et les étoiles vinrent à l'existence. — PS. Plut. Strom.fr. 2. (R. P. 19 ; DV, 2, 10.)  


    Afin de préparer nos élèves des classes de Terminales et de Premières Scientifiques à la Conférence d'Aurélien Barrau, au Lycée Duhamel de Dole, j'ai demandé aux élèves de répondre à ces deux questionnaires, à l'aide des ressources numériques du site de la revue Futura Science notamment.
    Après la conférence, ils ont également rempli un dernier questionnaire pour lequel j'ai fait ici un rapide bilan.

    Quelques remarques en guise de bilan

       Je voudrais tout d'abord dire à quel point la disponibilité d'Aurélien Barrau et la qualité exceptionnelle de ses interventions ont marqué les élèves. Qu'il en soit très vivement remercié.
        Rencontrer un scientifique tel que lui, capable de dresser un état de la science tout en avançant ses propres thèses, très originales et contestées, est un événement, un moment très formateur qui ne peut qu'interpeler de jeunes élèves. Préparer cette conférence, durant deux mois, par des recherches guidées par les questionnaires ci-dessous, mais aussi par l'étude de l'œuvre de Lucrèce (De la Nature) a été très stimulant non seulement pour les élèves mais aussi pour leur professeur de philosophie. Certes, le niveau de connaissances philosophiques et plus simplement encore de vocabulaire a été une difficulté : nous avons la chance d'avoir du temps ensuite pour exploiter cette conférence très exigeante, très dense. Les élèves n'ont pas été  seulement impressionnés mais, je l'espère, cultivés par cette expérience.


        Ils ont pu mesurer la distance qui existe entre les points de vue critique, sceptique et relativiste, Aurélien Barrau réhabilitant en quelque sorte ce dernier, sans qu'il soit nécessaire pour autant de renoncer à la production de savoir. De nombreuses thèses exposées sont stimulantes de par leur caractère contre-intuitif. La distinction entre le merveilleux et le surnaturel, de ce point de vue, nous a permis de cerner l'écart entre un phénomène et une fiction, de réfléchir au rapport que la raison entretient avec le réel : une thèse non testée a une valeur théorique réelle, même si sa nécessité théorique n'est pas établie. Le possible dans la science n'est pas une moindre réalité que le nécessaire. Autant de contestation in utero de l'empirisme dans les sciences. Les élèves, en effet, ont été interpelés par cette idée que "l'univers n'est jamais celui que l'on voit".
        Au-delà de la dimension purement scientifique, astrophysique, Aurélien Barrau provoque la réflexion sur le thème des liens entre la science et l'art, entre la science et la philosophie. Cette idée qu'une thèse invérifiable, celle des multivers, n'en a pas moins une valeur théorique et explicative est troublante et stimulante philosophiquement, si l'on accepte la modalité du possible et non seulement celle du nécessaire dans la science. L'apeiron d'Anaximandre, l'illimité qui rend possible tous les éléments de la nature, la notion d'évolution du cosmos, nous a ouvert quelque peu à une démarche heuristique, celle de la science : c'est en quoi la philosophie la rejoint, libre à chacun de se l'approprier, de la réfléchir dans ses pensées et dans ses actes.
         La générosité d'Aurélien Barrau nous a montré que nous étions en présence, certes, d'un grand scientifique mais aussi d'un philosophe authentique, un chercheur de mondes possibles et réels à la fois.





          ταύτην δʹ ἀίδιον εἶναι καὶ ἀγήρω [Β 2], ἣν καὶ πάντας περιέχειν τοὺς κόσµους. πρὸς δὲ τούτῳ κίνησιν ἀίδιον εἶναι, ἐν ἧι συµβαίνει γίνεσθαι τοὺς οὐρανούς.(3) τὴν δὲ γῆν εἶναι µετέωρον ὑπὸ µηδενὸς κρατουµένην, µένουσαν δὲ διὰ τὴν ὁµοίαν πάντων ἀπόστασιν. τὸ δὲ σχῆµα αὐτῆς γυρόν, στρογγύλον, κίονι λίθῳ παραπλήσιον [Β 5]· τῶν δὲ ἐπιπέδων ᾧ µὲν ἐπιβεβήκαµεν, ὃ δὲ ἀντίθετον ὑπάρχει.(4) τὰ δὲ ἄστρα γίνεσθαι κύκλον πυρός, ἀποκριθέντα τοῦ κατὰ τὸνκόσµον πυρός, περιληφθέντα δʹ ὑπὸ ἀέρος. ἐκπνοὰς δʹ ὑπάρξαι πόρους τινὰς αὐλώδεις, καθʹ οὓς φαίνεται τὰ ἄστρα· διὸ καὶ ἐπιφρασσοµένων τῶν ἐκπνοῶν τὰς ἐκλείψεις γίνεσθαι.(5) τὴν δὲ σελήνην ποτὲ µ ὲν πληρουµένην φαίνεσθαι, ποτὲ δὲ µειουµένην παρὰ τὴν τῶν πόρων ἐπίφραξιν ἢ ἄνοιξιν. 

     A.11 [Anaximandre] dit que [la Terre] est éternelle et toujours jeune, et qu'elle environne tous les mondes (Hipp. Réf. I, 6 (R. P. 17 a ; DV 2, 11,1). Et à part cela, il y avait un mouvement éternel au cours duquel s'accomplit la naissance des mondes. La terre plane librement, sans être soutenue par rien. Elle demeure en place parce qu'elle est à égale distance de tout. La forme en est convexe et ronde, pareille à une colonne de pierre. Nous sommes sur l'une des surfaces, et l'autre est du côté opposé. Les corps célestes sont des roues de feu séparées du feu qui encercle le monde, et encloses dans l’air. Et elles ont des évents pour respirer, sortes de trous pareils à des tuyaux, par lesquels sont vus les corps célestes. Pour celte raison, aussi, lorsque les évents sont obstrues, les éclipses se produisent. Et la lune semble tantôt croître et tantôt décroître, selon que ces trous s'ouvrent ou se ferment.







    Premier Questionnaire 

    avec des réponses d'élèves

    1) Qu'est-ce que l'astrophysique  ? 


    L'astrophysique est une branche de l'astronomie étudiant la physique et la chimie des corps célestes. Elle concerne principalement la physique et l'étude des propriétés des objets de l'univers telles que leur luminosité, leur densité, leur température et leur composition chimique.
    Actuellement, les astronomes ont une formation en astrophysique afin que ces deux disciplines soient moins distinctes qu’auparavant.

    2) Donner un exemple de champ de recherche astrophysique  

    Plusieurs champs de recherche de l'astrophysique existent. Le plus important porte notamment sur le Big Bang et son origine, on y parlera des particules élémentaires, la nucléosynthèse primordiale, le rayonnement fossile, les forces, l'ère de Planck et bien d'autres encore... D'autres thèmes, tout aussi important à la compréhension de l'univers, porte l'attention des chercheurs comme le fonctionnement des soleils et des étoiles entre elles, on pourra alors parler des nébuleuses, des soleils, des étoiles, les naines blanches, etc...


    3) Qu'est-ce que l'univers?

      a) L'univers est définissable de plusieurs façons en fonction du domaine. En mathématique par exemple on définit l'univers comme un ensemble de nombre par exemple. En sciences physiques, en revanche, on définira plutôt l'univers comme l'ensemble de tout ce qui existe, la Terre, le soleil, la voie lactée, les galaxies, etc... qui sont toutes composantes du même univers. C'est ainsi qu'est défini l'univers : le regroupement tout ce qui existe dans un unique ensemble. L'univers étant défini il est désormais intéressant de s'intéresser à son existence, c'est pourquoi les chercheurs se sont posés tant de questions depuis ces dernières décennies. En effet, l'existence d'un ensemble contenant absolument tout soulève quelques questions, notamment les plus évidentes que l'on puisse se poser : Depuis quand « l'univers » existe-t-il ? Comment a-t-il été créé ? et bien d'autres questions... une grande majorité de ces questions demeurent sans réponse pour le moment, mais, on peut déjà affirmer que l'univers existe depuis 13,7 milliards d'années. Chaque réponse apportée aux questions de l'univers amène toute une nouvelle série de questions comme par exemple : « Qu'est-ce qui compose l'univers ? ». En bref, l'univers est une suite de questions/réponses visant à définir du mieux possible ce qu'est l'univers dans ses moindres détails.
    b) Selon Épicure l'univers est infini il est composé de vide et de corps (la quantité de ces composants est également infinie) de plus les corps composants l'univers seraient en perpétuel mouvement les uns par rapport aux autres. Lettre à Hérodote, §40-44 Dans le sens général l'univers et l'ensemble de toutes les choses qui existent.


    4) Qu'est-ce qu'un monde? 

     a) Un monde, tout comme l'univers est aussi définissable très différemment. Un monde peut être un regroupement de personne, de façon plus scientifique cela peut représenter une planète, exemple : Jupiter est un monde gazeux. Un monde peut aussi être une forme très abstraite comme « un monde d'idées » ou « un monde de concept ». Un monde peut prendre la définition que l'on veut lui procurer par une utilisation bien précise ou via des expressions, il n'y a donc pas de réel définition à « un monde », tout est relatif à son utilisation à l'écrit comme à l'oral.
    b)  Selon Aristote un monde est composé des 4 éléments eau, feu, air et terre ainsi que d’être vivants qui naissent, croissent et déprisse.


    5) Qu'est-ce que la matière?

     a) La matière du point de vue scientifique est constituée d'atomes qui sont stables pour la plupart, qui ne se transformeront jamais, peu importe la physique ou la chimie que l'on applique sur ces composés élémentaires. On pourra citer comme par exemple, lorsque le fer rouille ses atomes ne changent pas, ils s’associent simplement à des atomes d'oxygène pour former une nouvelle molécule.
    b) La matière et ce qui constitue l'ensemble des corps présent dans l'univers elle est donc supposée infini car les corps sont infini selon Épicure. Pour Plutarque la matière est composé d'une infinité d'atomes, qui en s’assemblant forme différent corps (feu, eau, être vivant...) - Contre Colotès, 8, 1110 F




    6/ qu'est-ce que la cosmologie?


    La cosmologie est la science globale de l'Univers, de sa structure, de ses lois... La cosmologie étudie naissance et expansion de l'Univers : Big-bang, particules, étoiles, galaxies, alchimie stellaire, planètes, etc. pour tenter d'en comprendre les mécanismes.
    Comme on ne peut observer que le présent et le passé de l'Univers, la cosmologie étudie principalement son histoire : la science du cosmos relate des observations en remontant le temps aussi loin qu'il est possible, et essaie de les expliquer. Et comme à l'échelle cosmique, la lumière met du temps à "cheminer" jusqu'à nous, l'image qui nous parvient illustre un phénomène datant peut-être de milliards d'années.


    7) Décrivez le modèle cosmologique standard   

    a) Le modèle cosmologique standard est la description à grande échelle de l'univers observable la plus précise à ce jour. La cosmologie standard applique toutes les connaissances découvertes à ce jour, inflation, rayonnement fossile, supernovae SN Ia, etc... L'idée derrière cette représentation de l'univers est de comprendre comment il est formé et ce qu'il a entraîné jusqu'à nos jours, bien entendu rien n'est réellement véridique, il ne s'agit que d'une représentation possible de l'origine de l'univers à nos jours.


    b) Représentation actuelle de l'Univers. Elle est fondée sur une théorie de la gravitation, la relativité générale d'Einstein. Ce modèle prend en compte une expansion de l'Univers mise en évidence par l’astronome Hubble. D’après ses observations, les galaxies s'éloignent les unes des autres d'autant plus rapidement que la distance s'accroît. Il affirme que l’Univers est homogène. D’après la cosmologie standard, l’Univers à été créé suite à l’explosion originelle initiale nomé le « Big Bang », il y a 13,7 milliards d’années dans des conditions climatiques extrèmement denses et chaudes. A cet époque, nulle lois physiques n’étaient communes à celles d’aujourd’hui. De 10-43 à 10-35s après le Big Bang, la théorie veut que l’expansion de l’univers a subi une forte accélération transitoire. Cette période se nomme « l’inflation ». Et c’est de cet évènement que seraient nées les lois physiques que nous connaissons à ce jour, comme la gravité ou les théories de Gut. Puis l’univers aurait continué son expansion et donné naissance aux étoiles, galaxies, planètes et tous les autres corps célestes. La géométrie de l’espace semble très proche de la platitude, en accord avec la théorie de l’inflation.




    Deuxième questionnaire sur la cosmologie d'Aristote, à partir de cet exposé que j'ai fait ci-dessous, suivi d'un rapide corrigé

     

    LA COSMOLOGIE D'ARISTOTE




    La mythologie grecque propose une cosmogonie, un récit portant sur l'origine du monde tel celui qu'Homère rapporte dans l'Illiade. Océanos y est présenté comme le père de tout et de tous. Hésiode, quant à lui, dans la Théogonie, interprète différemment la création du monde et des dieux : « au début naquit Chaos, puis Gè à la large étreinte, soutien éternel et inébranlable des immortels qui habitent l'Olympe ; et Eros, le plus beau des immortels, qui distille son doux désir aux dieux et aux hommes, qui dompte les cœurs et l'emporte sur tout conseil sage. » 



    Chaos engendra Erèbe (Ténèbres) et Nychta (la Nuit), qui à leur tour, donnèrent la vie à Aethra (l'Air) et à Héméra (le Jour). Gè enfanta Ouranos, le ciel étoilé, les Oré (les Montagnes) et Pontos (la Mer). Plus tard, elle devint l'épouse d'Ouranos et mit au monde les Titans, les Cyclopes et les Hécatochires.
    Aristote est le premier philosophe grec (384-324 av. J .-C) à proposer une cosmologie et non pas une cosmogonie. Renonçant à la question de l'origine de l'ordre du monde il considère l'univers (ouranos) comme unique, fini, éternel, sphérique et globalement parfait. Il est constitué de sphères concentriques sur lesquelles sont fixés les corps célestes. Le centre commun à toutes ces sphères est le centre de la Terre. La Terre est immobile, au centre de l'univers. Le « premier ciel » est la dernière des sphères mues par le premier moteur immobile : il est nécessaire en effet que le mouvement ait une impulsion qui ne soit pas elle-même causée par autre chose qu'elle-même, qui impulse aux corps célestes leur mouvement. Dans la Physique d'Aristote ce premier moteur est principe sans cause, pensée de la pensée, le théion, le divin (Métaphysique, Livre Λ). La physique d'Aristote est donc fondée sur une théologie. Les planètes doivent leur mouvement à la fois au mouvement général du premier ciel mais aussi au mouvement des sphères sur lesquelles elles sont fixées. Chaque planète a un axe de rotation différent.
    L'univers est donc scindé en deux régions : le monde sublunaire et le monde supralunaire.
    Le monde sublunaire (sous la Lune) est constitué des quatre éléments que sont l'Eau, le Feu, la Terre et l'Air. Il est le lieu du changement perpétuel engendré par la combinaison de ses éléments. C'est une physique des mélanges (métaxu). La génération et la corruption sont la caractéristiques des êtres du monde sublunaires – être vivants, hommes : ils naissent, croissent et dépérissent. La nature (physis) est une totalité ordonnée, hiérarchisée, organisée et surtout finalisée : tout être vivant a sa raison d'être, à une cause finale qui le constitue, qui fait de lui UN être. La physique d'Aristote repose sur ce finalisme. Toute chose a une fin, un télos, un but au sens de raison d'être. Les êtres naturels ont donc une nature, une essence spécifique. On peut alors hiérarchiser les êtres selon le genre et l'espèce à laquelle ils appartiennent.
    Le monde supralunaire (au-dessus de la Lune) est le lieu des astres : ceux-ci sont constitués d'une cinquième substance : l'Ether (la quintessence des scolastiques). Ce monde ne connaît que le mouvement uniforme circulaire (figure de la perfection pour les Grecs), qui participe de l'essence divine.
    Par conséquent, tous les changements, naturels ou non, sont enfermés dans un univers fini et éternel. Le mouvement est une double relation entre une action et une passion : il faut que quelque chose agisse et que quelque chose pâtisse. Aussi n'y a-t-il pas de vide dans l'univers (Physique, IV, 6 à 9). De plus, hors de l'univers il n'y a ni temps, ni vide, ni lieu. (Traité du Ciel, I, 9, 279a11). L'univers est un vivant avec des dimensions objectives absolues (le haut et le bas, l'avant et l'arrière, la droite et la gauche).
    Aristote ne considère pourtant pas que son modèle géocentrique, qui est théorique, décrive une situation réellement existante. Il propose un modèle qui permette d'abord de rendre possible la réalité du mouvement : le mouvement existe, et cela a des implications cosmologiques, et non seulement des implications physiques. C'est que l'enjeu pour Aristote est moins d'ordre scientifique, physique ici, que métaphysique : il s'agit de lutter contre la thèse des philosophes éléates selon lesquels le mouvement, le changement n'existe pas. Aristote ne justifie pas toutefois cette thèse selon laquelle le cercle et la sphère peuvent suffire à expliquer la forme et les trajectoires des corps célestes. La perfection de l'univers repose sur celle du corps – qui connaît trois dimensions – et sur l'affirmation que la sphère est le plus parfait des corps. 

    1/ Tracer trois cercles concentriques et placer sur le schéma :


    -la sphère des étoiles fixes

    -la Lune

    -la Terre

    -le Monde sublunaire

    -le Monde supralunaire







    2/ Tracer deux cercles concentriques et placer :

    -le Monde sublunaire

    -le Monde supralunaire




    3/ placer sur cette figure (2) dans leur cercles respectifs, i.e. dans leur monde respectifs :

    -le mouvement uniforme circulaire

    -le changement (génération et corruption)

    -la temporalité

    -l'éternité

    -les quatre éléments : eau, terre, air, feu

    -le cinquième élément :

    -le centre de l'univers


    4/ Selon Aristote, le monde a-t-il une origine ou un ordre ?

    Le monde selon Aristote est ordonné. La question de son origine concerne les cosmogonie. Or Aristote veut connaître le monde par ses causes : pourquoi est-il tel qu'il est? Il ne s'intéresse pas à la mythologie mais à la physique, à l'étude de la Nature, des phénomènes naturels.

     

    5/ Y a-t-il du vide dans l'univers ?  

    Selon Aristote, il n'y a pas de vide dans l'univers : soit il y a l'éther pour les astres et tout ce qui se trouve dans le monde supralunaire, soit il y a l'un des quatre éléments, dans le monde sublunaire.

    6/ Qu'est-ce qu'un monde ?


    Un monde est une partie de l'univers, régi par ses lois spécifiques, celles du monde sublunaire étant distinctes et différentes de celles du monde supralunaire.

    7/ Qu'est-ce que l'univers?


    L'univers est composé de deux sphères concentriques, régies par des lois physiques différentes : le monde sublunaire et le monde supralunaire.

    8/ La question de savoir ce qu'est un monde concerne-t-elle la physique, la métaphysique, l'astrophysique, ou la mythologie, la religion ?


    Se demander ce qu'est un monde est possible de plusieurs points de vue. Du point de vue de la physique d'Aristote cela revient à expliquer pourquoi les choses sont ce qu'elles sont (les êtres vivants animés, capables de se mouvoir par eux-mêmes - les être inanimés, incapables de se mouvoir par eux-mêmes, les être humains, rationnels - doué de logos...)

    La métaphysique se pose la question de l'unité, l'unicité du mondecomme idée : on ne peut voir le monder mais seulement le penser ou l'imaginer - Est-ce à dire qu'on peut le connaître rationnellement : c'est l'enjeu de la cosmologie rationnelle.

    Du point de vue de l'astrophysique un monde est une totalité pensable, connaissable,

    Pour la mythologie il s'agit de faire le récit de l'origine du monde, par des images anthropomorphiques, qui frappent l'imagination.
    La religion propose une définition du monde fondée sur la foi : la Genèse, dans la Bible, en propose un récit, celui de la création du monde par Dieu en sept jours.

     

     

    Questionnaire sur la conférence d'Aurélien Barrau

    du 8 avril 2016

    avec quelques réponses d'élèves.




    1. L'idée de multivers est-elle une idée nouvelle ? 

    Anaximandre, philosophe présocratique du VIè siècle avant notre ère est le premier à avoir émis cette idée. Ce n'est donc pas du tout une idée nouvelle.

     

    2. Les théories scientifiques sont-elles absolument vraies ? 

    Il n'y a pas de vérité absolue en science, mais il y a tout de même des vérités. Elles reposent sur des axiomes, des définitions ou des principes que l'on admet comme vrais : l'activité scientifique suppose une communauté de scientifiques qui recherchent la vérité. Cette recherche est indéfinie mais elle est faite de rencontre avec des thèses. Cela ne signifie pas que la science ne produit pas de savoir objectif, seulement que ce savoir n'est pas absolu mais relatif. Ce n'en est pas moins pour autant un savoir positif.

     

    3. Peut-on voyager dans le temps ? 

    On peut voyager dans le futur mais pas dans le passé, celui-ci étant irréversible. Pourtant pratiquement ce n'est pas encore possible. 

     

    4. Connaît-on l'âge de l'univers ? 

    On connaît mieux l'âge de l'univers que celui des personnes que l'on croise dans la rue, ou encore que celui de la Terre ou du Soleil. L'univers a 13,78 milliards d'années.

     

    5. L'univers est-il stable ? 

    L'univers est en expansion et en accélération : la théorie de l'inflation est largement acceptée aujourd'hui.

     

    6. Quels sont les différents modèles cosmologiques que les astronomes ont formés au cours de l'histoire ? 

    Les premiers modèles plaçaient la Terre au centre de l'univers - Géocentrisme - puis on a placé le Soleil au centre de l'univers - Héliocentrisme - puis notre galaxie - Galactocentrisme. Aujourd'hui on défend un modèle acentrique - sans centre.

     

    7. La thèse du multivers relève-t-elle du merveilleux ou du surnaturel ? 

    "La thèse des multivers n'est pas surnaturelle. La physique quantique nous apprend qu'un atome existe à plusieurs endroits sous des états différents au même instant T. On imagine alors la possibilité des nouveaux univers et donc le multivers  : cette thèse relève du merveilleux et non du surnaturel."









    8. Quelles remarques avez-vous à faire sur la conférence et les réponses d'A. Barrau aux Questions que vos camarades ont posées ? 

     

    Peut-on savoir si des moyens ont ou non été imaginés pour accéder à d'autres univers, au cas où le multivers serait testé? 

     

    Si le multivers est réel, chaque univers est identique mais façonné par des éléments différents, alors certains univers pourraient être physiquement différents du nôtre : Est-ce que cela signifierait que nos lois physiques, nos observations ne seraient plus acceptables? 

     

    "Cette conférence m'a amené à me poser des questions sur la théorie des cordes et sur les 10 dimensions nécessaires pour appliquer ces lois." 

    Comment et de quoi peuvent être faits ces univers? 

     

    L'univers répulsif existe-t-il? 

     

    Si ces univers ont des dimensions communes, peuvent-ils se rencontrer?" 

     

    Comment détermine-t-on l'âge d'une galaxie? 

     

    Le fait que les multivers existent ne dévaloriserait-il pas mes actes? 

     

    A quoi sert une théorie invérifiable (celle des Multivers par exemple)? Que peut-on en faire?