vendredi 12 janvier 2018

Exercice pour l'explication de texte : Epicure, sur le bonheur


Exercice(facultatif) de préparation à l’épreuve d’explication de texte du bac blanc

Texte d’Epicure, extrait de la Lettre à Ménécée :

 « Par ailleurs, nous considérons l’autosuffisance elle aussi comme un grand bien, non pas dans l’idée de faire avec peu en toutes circonstances, mais afin que, dans le cas où nous n’avons pas beaucoup, nous nous contentions de peu, parce que nous sommes légitimement convaincus que ceux qui ont le moins besoin d’abondance sont ceux qui en tirent le plus de jouissance, et que tout ce qui est naturel est facile à acquérir, alors qu’il est difficile d’accéder à ce qui est sans fondement. Car les saveurs simples apportent un plaisir égal à un régime d’abondance quand on a supprimé toute la souffrance qui résulte du manque, et du pain et de l’eau procurent le plaisir le plus élevé, lorsqu’on s’en procure alors qu’on en manque. Donc, s’accoutumer aux régimes simples et non abondants assure la plénitude de la santé, rend l’homme actif dans les occupations nécessaires à la conduite de la vie, nous met dans de plus fortes dispositions quand nous allons, par moments, vers l’abondance, et nous prépare à être sans crainte devant les aléas de la fortune. »


Questions d’aide à l’explication


1)        Préparation de l’introduction de l’explication


(a)    Faire une première lecture sans prendre de notes mais en soulignant les passages difficiles

(b)   Faire l’analyse grammaticale du texte : souligner les verbes conjugués et leur sujet respectifs. Vous pourrez alors plus facilement trouver le thème du texte (ce dont il est question dans le texte)

(c)    Formuler la thèse (l’affirmation de l’auteur sur le thème) : si vous n’y parvenez pas aisément :

1.      Énoncer les affirmations du texte que vous avez repérées

2.      Vérifier quelles sont cohérentes entre elles, et relever les éventuelles oppositions ou tensions entre elles

3.      Formuler les présupposés des affirmations (ce qui est sous-entendu comme vrai, ce sans quoi les affirmations ne peuvent être vraies)

4.      Trouver l’affirmation, l’énoncé à partir duquel le texte est structuré, ie duquel toutes les autres dépendent.

(d)   Formuler le problème du texte (l’idée que l’auteur essaie de comprendre)

(e)   Relever l’argumentation, le raisonnement de l’auteur dans le texte :

1.      Repérer les connecteurs logiques dans le texte

2.      Formuler le raisonnement implicite du texte

(f)     Proposer une problématique de votre explication : une question que vous posez au texte pour en interroger les limites (ce que le texte ne prend pas en compte et qui pourrait limiter son propos)

2)    Questions d’aide à la compréhension du texte :


Si vous ne parvenez pas à expliquer le texte avec la première série de questions, répondez aux questions suivantes qui vont vous guider pour trouver le contenu du texte :
       (a)    L’autosuffisance (se suffire à soi-même, ne dépendre de personne) a-t-elle un sens politique ou un sens moral ?

(b)   Faut-il se contenter de peu pour être heureux, ou bien faut-il chercher à satisfaire tous ses désirs ?

(c)    Quel est le contraire de ce qui est naturel ?

(d)   Qu’est-ce qui est « sans fondement » ?

(e)   Pourquoi faut-il préférer les saveurs simples aux saveurs abondantes ? Donnez un exemple de saveur simple et un autre de saveur abondante

(f)     Pourquoi faut-il suivre un régime simple ? Est-ce une prescription médicale ou un conseil moral ?

(g)    Quel est le sens des « occupations nécessaires à la conduite de la vie » ?

 

 

mercredi 31 mai 2017

la liberté - Textes et corrigés

Liberté


1/ pouvoir de choisir, entre le bien et le mal, le vrai et le faux, le juste et l'injuste. Certains philosophes le dénomme "libre arbitre". C'est ce par quoi l'homme se distingue de l'animal, déterminé lui par la nature. L'homme au contraire se cultive et a une culture, une vie intérieure. L'animal est tout entier extérieur à lui-même. L'homme peut donc se libérer de ce qui le rend esclave intérieurement, les passions, les désirs : la raison est son arme et le rend capable d'agir et non seulement de réagir à une stimulation sensorielle, sensible.
2/ autonomie, capacité à se déterminer par soi-même, à se donner à soi-même (auto en grec) ses propres lois (nomos en grec). Le contraire est le déterminisme par lequel un être agit, non pas de lui-même mais par une règle ou une force extérieure à lui (hétéronomie). Cela vaut pour l'individu ou le sujet (KANT) mais aussi pour une société ou un Etat. La liberté a alors un sens politique. Les libertés renvoient aux droits et devoirs d'un homme considéré comme sujet de droit (citoyen). Ceux qui sont pirvés des libertés sont par exemple les esclaves, soumis à des contraintes, des rapports de force imposés par leur maître.


jeudi 18 mai 2017

Peut-on penser le vivant sur le modèle de la machine?

 Introduction : Si l'on réduit un corps vivant à sa dimension mécanique, on peut penser le vivant sur le modèle de la machine : l'anatomie trouve ainsi un développement scientifique. Pourtant le vivant est un phénomène qui ne peut se réduire à un mécanisme : la vie est un phénomène organique, différent de nature d'une machine, inerte quoique mobile. Est-il légitime de penser le vivant comme une machine au risque de perdre sa spécificité? A l'inverse, ne pas le considérer comme une machine ne revient-il pas à manquer une dimension essentielle du vivant?

Le vivant - Textes et corrigés

PEUT-ON PENSER LE VIVANT SUR LE MODÈLE DE LA MACHINE?